Les phases de la Lune et leur influence énergétique

Vous avez peut-être déjà remarqué que certaines nuits de pleine lune, votre sommeil est agité, vos pensées s’emballent ou vous ressentez une énergie étrange dans l’air… Et si ce n’était pas une coïncidence ?

La Lune ne se contente pas de faire bouger les marées : elle agit aussi, plus subtilement, sur notre corps, nos émotions, notre énergie. Pas besoin d’être astrologue ou de faire des rituels sous la pleine lune en robe blanche — aujourd’hui, de plus en plus de personnes intègrent le cycle lunaire dans leur quotidien comme un repère simple pour mieux se comprendre, s’écouter, et créer du mouvement intérieur.

Alors, si vous avez envie d’un outil doux mais puissant pour vous recentrer, suivez-moi, on va explorer ensemble les phases de la Lune et leur influence sur votre énergie

La Nouvelle Lune marque le tout début du cycle. Le ciel est sombre, comme une page blanche. C’est une phase de calme, de vide, mais un vide fertile, propice aux nouveaux départs.

Ce que vous pouvez faire pendant la Nouvelle Lune :

  • Notez ce que vous souhaitez faire germer dans votre vie (intentions, projets, ressentis).
  • Prenez un moment pour visualiser ce que vous aimeriez vivre, ressentir, incarner.
  • Méditez, respirez, revenez à l’essentiel.

👉 C’est un temps d’introspection. Pas besoin d’agir : il suffit de semer intérieurement.

L’énergie monte doucement. Vous pouvez sentir une envie d’agir, de faire bouger les choses. C’est aussi à ce moment que les premières résistances peuvent émerger. Rien d’anormal : c’est la vie qui teste vos intentions.

À faire durant le Premier Quartier :

  • Posez une première action, même minuscule, en lien avec vos intentions.
  • Observez ce qui freine ou ce qui bloque, sans jugement.
  • Ancrez-vous avec des activités simples : marcher dans la nature, respirer en conscience, méditer.

👉 Cette phase vous invite à passer de l’intention à l’action, pas à pas.

La Pleine Lune, c’est le moment où tout est éclairé. Les émotions sont souvent amplifiées, les tensions aussi. Mais c’est surtout un moment de vérité : ce que vous portez en vous se révèle.

Ce que vous pouvez faire pendant la Pleine Lune :

  • Faites un petit bilan : qu’est-ce qui a évolué depuis la Nouvelle Lune ?
  • Pratiquez un rituel de libération : écrivez ce que vous voulez laisser partir, puis brûlez (sûrement) votre papier.
  • Exprimez votre gratitude pour ce qui est là, pour vous-même, pour votre chemin.

👉 Cette phase est puissante : elle éclaire autant qu’elle nettoie.

Avant de repartir sur un nouveau cycle, il est bon de faire un peu de tri. Le Dernier Quartier est parfait pour cela. C’est une phase plus calme, plus intérieure, presque méditative.

Ce que vous pouvez faire durant cette phase :

  • Triez dans votre tête, vos habitudes, vos émotions (et pourquoi pas vos placards !).
  • Accordez-vous du repos, du temps de pause, sans culpabiliser.
  • Préparez doucement le terrain pour la prochaine Nouvelle Lune.

👉 C’est le moment de ralentir, de se détacher de ce qui n’a plus lieu d’être, avec douceur.

Pas besoin de tout ritualiser ni de sortir son grimoire à chaque phase. L’idée est d’écouter ce que la Lune vous murmure, et de vous adapter à ses rythmes.

Vous pouvez :

  • Tenir un petit carnet lunaire avec vos ressentis à chaque phase.
  • Ajuster votre rythme de travail ou vos projets selon l’énergie du moment.
  • Créer des rituels simples (écriture, méditation, bain purifiant…) en lien avec la Lune.

La Lune ne dicte rien, mais elle éclaire ce qui mérite votre attention.

En vous connectant à ses phases, vous vous connectez surtout à vous-même.

Et plus vous vous connaissez, plus vos actions deviennent justes, alignées… et puissantes.

La protection énergétique : pourquoi et comment se protéger ?

Vous est-il déjà arrivé d’entrer dans un lieu et de vous sentir immédiatement mal à l’aise, sans raison apparente ? Ou de ressortir d’une conversation en vous sentant “vidé.e”, comme si on vous avait aspiré toute votre énergie ?

Ces ressentis, ce ne sont pas des coïncidences. Ce sont des signes que votre champ énergétique a été impacté. Et non, ce n’est pas « dans votre tête ». C’est subtil, oui, mais très réel.

Nous sommes tous traversés par des énergies : les nôtres, celles des autres, celles des lieux. Certaines nous nourrissent. D’autres… nous épuisent. C’est là qu’intervient la protection énergétique : un outil essentiel pour rester centré.e, aligné(e), et préserver son bien-être, surtout quand on est sensible ou qu’on travaille avec les autres (thérapeutes, soignants, enseignants, etc.).

Se protéger, ce n’est pas se fermer au monde. C’est poser une limite saine et consciente entre votre énergie et celle de l’extérieur. Voici quelques exemples concrets où une protection énergétique peut faire toute la différence :

  • Vous êtes en contact régulier avec beaucoup de personnes.
  • Vous ressentez facilement les émotions ou l’humeur des autres.
  • Vous êtes souvent fatigué.e sans raison physique évidente.
  • Vous pratiquez des soins énergétiques, du magnétisme ou toute forme d’accompagnement.

👉 Se protéger, c’est comme mettre un manteau quand il fait froid : ce n’est pas être fragile, c’est être avisé.e.

Il existe plusieurs formes d’“intrusions” énergétiques :

  • Les énergies des autres : tensions, stress, colère, tristesse qui peuvent s’accrocher à vous.
  • Les lieux chargés : anciens conflits, mémoires stagnantes, objets porteurs d’histoires lourdes.
  • Vos propres pensées : vos doutes, peurs, critiques internes peuvent vous désaligner.

Aucun besoin de tomber dans la peur : ce sont des choses normales, qui font partie de la vie. L’important, c’est d’en être conscient.e pour mieux y répondre.

1. La bulle de lumière

Visualisez chaque matin (ou avant une situation intense) une bulle de lumière blanche ou dorée tout autour de vous. Cette bulle est perméable à l’amour, mais imperméable à la négativité. C’est un classique… qui fonctionne très bien !

2. Le sel

Un excellent purificateur naturel. Vous pouvez :

  • Mettre du gros sel dans une coupelle dans une pièce chargée.
  • Prendre un bain au sel d’Epsom ou sel de mer (ajoutez quelques gouttes d’huile essentielle de lavande pour la détente).

3. Le souffle

Respirez profondément en imaginant que vous expirez les énergies lourdes et inspirez la clarté. 3 minutes suffisent pour recentrer votre énergie.

4. L’eau

L’eau nettoie aussi sur le plan subtil. Douche consciente, bains rituels, ou simplement passer ses mains sous l’eau froide en posant l’intention de “nettoyer”.

5. Le rituel de purification

Vous pouvez brûler de la sauge, du palo santo ou utiliser des sprays d’huiles essentielles. Le tout est d’agir en conscience, avec une intention claire de purification.

Protéger son énergie, ce n’est pas se méfier de tout le monde. C’est simplement se respecter. Voici quelques gestes tout simples mais puissants :

  • Apprenez à dire non sans culpabiliser.
  • Évitez les lieux ou les personnes qui vous vident.
  • Écoutez votre intuition : si vous sentez un “non” intérieur, respectez-le.
  • Reconnectez-vous régulièrement à vous-même : silence, nature, respiration.
  • La protection énergétique n’est pas un luxe, c’est une hygiène de vie.
  • Elle vous aide à rester vous-même, même quand l’environnement est dense.
  • Ce n’est pas un mur, c’est un filtre intelligent.

« La sorcellerie en France aujourd’hui » de Dominique Camus : une plongée dans les croyances et pratiques contemporaines

Il y a des livres qui marquent et laissent une empreinte durable. La sorcellerie en France aujourd’hui, de Dominique Camus, en fait partie. Même longtemps après sa lecture, ce livre continue de résonner, tant par la richesse de ses enquêtes que par l’authenticité des témoignages qu’il rassemble. Dans cet article, je vous propose de (re)découvrir cet ouvrage fascinant, en commençant par son auteur.

    Dominique Camus est un ethnologue et sociologue français, spécialiste des croyances populaires, de la magie, de la sorcellerie et des pratiques dites « de l’invisible » dans la société contemporaine. Ancien enseignant et chercheur, il s’est consacré à l’étude des pratiques traditionnelles dans l’Ouest de la France, notamment en Bretagne, mais ses enquêtes s’étendent à l’ensemble du territoire.

    Son approche est rigoureuse, mais toujours humaine : Camus ne juge pas, il observe, il écoute, il retranscrit. Il ne cherche pas à démontrer l’existence ou non de forces occultes, mais à comprendre pourquoi des milliers de personnes, aujourd’hui encore, se tournent vers des guérisseurs, des rebouteux, des magnétiseurs ou des « désenvoûteurs ».

    Dans La sorcellerie en France aujourd’hui, Dominique Camus nous offre un véritable état des lieux de la sorcellerie contemporaine. Loin des clichés médiévaux ou des fantasmes ésotériques, il donne la parole à ceux qui vivent avec la sorcellerie : praticiens, « victimes » de sorts supposés, mais aussi simples témoins de phénomènes étranges.

    L’ouvrage s’appuie sur de nombreuses années de terrain : Camus a recueilli des récits parfois bouleversants, souvent déroutants, toujours empreints de sincérité. Il nous montre que la sorcellerie n’a pas disparu ; elle a simplement changé de forme. Aujourd’hui encore, dans les campagnes comme dans les villes, des personnes consultent pour être « nettoyées », « protégées », ou pour « couper le feu ».

      L’un des aspects les plus troublants du livre réside dans les témoignages de professionnels du monde réel – médecins, gendarmes, vétérinaires – qui se sont retrouvés, bien malgré eux, confrontés à des situations inexplicables.

      • Un vétérinaire intervient auprès d’un cheval devenu soudainement incontrôlable. Aucun traitement ne fonctionne. Après une séance de désenvoûtement, l’animal retrouve son calme comme par miracle. Le vétérinaire, rationnel et formé scientifiquement, avoue ne pas comprendre ce qu’il a vu.
      • Des gendarmes sont appelés à plusieurs reprises dans une maison où se produisent des phénomènes étranges : bruits inexpliqués, objets qui volent, ampoules qui explosent. Ils assistent eux-mêmes à certains événements sans trouver d’explication logique. L’un d’eux aurait dit : « Si je ne l’avais pas vu de mes yeux, je n’y croirais pas. »
      • Une femme souffrant de douleurs chroniques que la médecine ne parvient pas à soulager retrouve la santé après avoir consulté un « désenvoûteur ». Son propre médecin, sceptique mais à court d’options, reconnaît ne pas pouvoir expliquer cette guérison.

      Ces exemples, parmi d’autres, ne cherchent pas à « prouver » la réalité de la sorcellerie, mais ils montrent qu’elle traverse les frontières du rationnel, jusque dans les cabinets de professionnels pourtant peu enclins à croire à l’invisible.

        Le travail de Camus ne se limite pas à un simple recueil de témoignages. Il analyse ce que ces pratiques révèlent de notre société. Pourquoi, dans un monde ultra-connecté, rationnel, scientifique, des milliers de personnes continuent-elles de croire aux malédictions ou au mauvais œil ? La réponse, Dominique Camus la trouve dans les failles de notre système médical, dans l’isolement de certains individus, dans le besoin d’espoir, d’écoute, et parfois dans la transmission familiale de certaines croyances.

        Ce qui rend La sorcellerie en France aujourd’hui si accessible, c’est le ton de Dominique Camus : clair, précis, jamais condescendant. Il prend au sérieux ce que beaucoup préfèrent ignorer ou ridiculiser. En cela, il ouvre un espace de réflexion bienvenu sur le rôle des croyances dans nos vies, sur la frontière floue entre soin et spiritualité, entre science et tradition.